Blog/Pilotage des achats
Pilotage des achats

Achats indirects : pourquoi 30 % du budget échappe au contrôle (et comment le récupérer)

Les achats indirects (fournitures, services, IT, voyages) représentent une part majeure des dépenses d'une PME, mais restent souvent hors radar. Voici comment les reprendre en main.

Équipe Procura · Mai 2026 · 7 min de lecture
01 · La différence entre achats directs et in02 · Pourquoi les indirects échappent au cont03 · Le coût caché de la fuite04 · Reprendre le contrôle en quatre étapes05 · Comment Procura adresse les indirects
Indirect
Achats non liés au cœur de production
Multiple
Catégories : IT, voyages, fournitures...
Fuite
Souvent hors process formel d'achat
Auto
Catégorisation IA dans Procura
Retour au blog
01

La différence entre achats directs et indirects

Les achats directs sont ceux qui entrent directement dans le produit ou service vendu. Pour une pharmacie, ce sont les médicaments. Pour un constructeur, c'est le ciment et l'acier. Pour un restaurant, ce sont les denrées alimentaires.

Les achats indirects sont tout le reste. Fournitures de bureau, IT (matériel et licences), services (juridique, expert-comptable, conseil), voyages et déplacements, marketing, sous-traitance non-cœur, maintenance, énergie, télécoms.

La part des indirects dans le total dépend du secteur, mais elle est rarement négligeable. Dans les services, elle peut atteindre la majorité des dépenses. Dans l'industrie, elle représente une proportion structurellement plus faible mais reste un poste significatif.

02

Pourquoi les indirects échappent au contrôle

Quatre raisons structurelles. Première raison, la dispersion : un achat de cartouches d'imprimante de 80 000 FCFA semble trop petit pour mériter une procédure d'achat formelle. Multiplié par 50 sur l'année, ça pèse.

Deuxième raison, la diffusion : les achats indirects sont déclenchés par chaque département (RH, marketing, IT, finance), pas par un acheteur centralisé. La visibilité globale n'existe nulle part.

Troisième raison, la rotation : beaucoup d'achats indirects sont des renouvellements automatiques (abonnements logiciels, contrats de maintenance). Une fois mis en place, plus personne ne les revoit.

Quatrième raison, la facilité du contournement : la carte bancaire d'entreprise, le mobile money personnel remboursé, la facture envoyée directement au comptable. Tout cela court-circuite le cycle Procure-to-Pay.

03

Le coût caché de la fuite

Trois formes de coût. Le coût direct : sans mise en concurrence, le prix payé est supérieur au prix de marché. Sur les indirects récurrents, l'écart cumulé sur l'année peut représenter une fraction non négligeable du budget.

Le coût de conformité : un achat hors process n'est pas approuvé, pas tracé, pas rattaché à un BC. Quand la facture arrive, l'expert-comptable saisit l'écriture, mais sans piste d'audit. C'est exactement ce que la DGI traque lors d'un contrôle.

Le coût d'opportunité : le temps passé par les départements à gérer eux-mêmes leurs petits achats est du temps qu'ils ne consacrent pas à leur mission principale.

04

Reprendre le contrôle en quatre étapes

Étape 1, cartographier. Récupérer 12 mois de relevés de comptes 6 (charges), de relevés bancaires et de notes de frais. Catégoriser en 8-12 catégories d'indirects. Identifier les 80 % du volume concentrés sur 20 % des fournisseurs.

Étape 2, négocier les contrats-cadres. Sur les catégories à plus fort volume (IT, télécoms, voyages), signer un contrat-cadre avec 1-2 fournisseurs préférés et des tarifs négociés. Cela couvre généralement la majorité des achats indirects.

Étape 3, mettre tous les achats indirects au-dessus d'un seuil (par exemple 100 000 FCFA) sur une demande d'achat formelle. En dessous, autoriser les cartes corporate avec catégorisation automatique.

Étape 4, suivre mensuellement. Tableau de bord par catégorie, par département, par fournisseur. Le simple fait de mesurer crée la pression nécessaire au changement de comportement.

05

Comment Procura adresse les indirects

Procura traite les achats indirects de la même façon que les directs : tous passent par le même cycle DA puis BC puis facture puis paiement. Mais avec des seuils d'approbation adaptés au montant.

Le module catalogue permet de pré-définir les références récurrentes (cartouches, abonnements, fournitures) à partir des contrats-cadres signés. L'utilisateur final commande en self-service, dans le périmètre négocié.

Le tableau de bord d'analyse des dépenses ventile les achats par catégorie, par département et par fournisseur. L'IA contextuelle catégorise automatiquement les nouvelles dépenses pour maintenir la cartographie à jour.

Prêt à voir Procura sur vos données réelles ?

Découvrez comment Procura digitalise votre cycle achats SYSCOHADA, du besoin au règlement.

Sources et références

Guide gratuit

The P2P Playbook for Africa.

Sept leviers concrets pour digitaliser votre cycle achats, SYSCOHADA, MeCEF, FNE, Mobile Money. PDF, 16 pages, gratuit.

Pas de spam, jamais. Désinscription en un clic.