Le Fichier des Écritures Comptables est devenu une obligation centrale des contrôles fiscaux digitalisés en zone OHADA. Voici comment le générer sans douleur.
Équipe Procura · Mai 2026 · 7 min de lectureLe Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le format normalisé qui restitue, en une seule structure, toutes les écritures comptables d'un exercice. Il est devenu la pierre angulaire des contrôles fiscaux digitalisés dans la zone OHADA.
Au Bénin, en Côte d'Ivoire, au Sénégal, au Togo et au Cameroun, les directions générales des impôts ont mis en place ou annoncé des programmes de dématérialisation des contrôles fiscaux, dont l'exigence d'un FEC fait partie. Les modalités précises (délai de production, format technique) sont publiées au cas par cas par chaque DGI nationale.
Le défaut de production d'un FEC conforme expose l'entreprise à des sanctions définies par le Code Général des Impôts de chaque pays. Selon le cas, cela peut aller d'une amende forfaitaire à une présomption de non-tenue de comptabilité, ouvrant la voie à une taxation d'office. Le détail des sanctions doit être vérifié dans le CGI national applicable.
Le FEC SYSCOHADA s'aligne sur la norme française du Bulletin Officiel des Finances Publiques. Chaque ligne d'écriture comptable est restituée avec 18 champs précis : code et libellé du journal, numéro et date de l'écriture, numéro et libellé du compte, numéro et libellé du compte auxiliaire, référence et date de la pièce, libellé de l'écriture, débit, crédit, lettrage, date de lettrage, date de validation, montant en devise, identifiant devise.
Le format est un fichier plat (TXT, CSV ou XML) encodé en UTF-8 sans BOM, avec le séparateur pipe ou tabulation. Le tri impose un ordre chronologique strict par date et par numéro d'écriture.
Chaque cellule a des règles de format précises. Les dates en AAAAMMJJ. Les montants au format décimal avec point séparateur. Les comptes au format SYSCOHADA Révisé.
Un FEC peut être rejeté par la DGI pour plusieurs raisons. Premier motif fréquent, le non-équilibre entre débit et crédit sur une écriture, alors que l'article 17 de l'AUDCIF impose le principe de la partie double sur toutes les pièces.
Deuxième motif, la non-séquentialité des numéros d'écriture, qui révèle des trous (écritures effacées) ou des doublons. Troisième motif, l'absence de validation effective : le champ date de validation vide ou postérieur à la date de clôture.
Quatrième motif, l'utilisation de comptes hors plan SYSCOHADA Révisé applicable depuis le 1er janvier 2018.
L'article 24 de l'AUDCIF impose une conservation des documents comptables pendant dix ans. Cela s'applique au FEC, aux pièces justificatives, aux balances âgées, aux annexes.
La conservation doit se faire sous une forme inaltérable. En pratique : signature électronique du fichier au moment de la génération, horodatage qualifié, copie en deux lieux distincts.
Le commissaire aux comptes vérifie cette conservation lors de l'audit annuel. Une rupture de la chaîne entraîne une réserve qui pèse sur l'opinion d'audit.
Procura intègre nativement la génération FEC pour les pays OHADA. Le format respecte les 18 colonnes normalisées. La validation se fait automatiquement à chaque écriture comptable, ce qui rend toute pièce éligible au FEC dès sa pose.
L'export se fait en un clic depuis l'écran Comptia. L'horodatage et la signature électronique du fichier sont inclus.
Le module Audit Trail conserve les pièces justificatives dix ans et permet de reconstituer toute écriture, son auteur, sa source, et son approbation.
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